Le manque de sommeil et l’obésité, y a-t-il une relation ?

Le manque de sommeil et l’obésité, y a-t-il une relation ?

Actuellement, la lutte contre l’obésité fait partie des défis les plus importants en terme de santé publique face à cette pathologie qui ne cesse de s’accroître. Sa répercussion sur la population mondiale est néfaste étant donné sa prévalence, sa chronicité et son caractère évolutif.

Chez l’adulte, on parle du manque de sommeil si on dort moins de 6 heures par  période de 24 heures. Selon les études épidémiologiques portant sur ce sujet,  le manque de sommeil génère des effets secondaires indésirables et néfastes sur la qualité de vie et la santé. En effet, la privation chronique de sommeil et le manque de sommeil perturbent l’équilibre sur le plan physique, psychologique et cognitif.

Récemment, de nombreuses études ont montré un lien entre un sommeil court et l’élévation de l’indice de masse corporel (IMC), à la fois chez l’adulte et l’enfant.

Les liens entre le manque de sommeil et l’obésité peuvent avoir plusieurs origines :

Hormonale due à la diminution de sécrétion de notre hormone de satiété « la Leptine » et l’élévation des taux de l’hormone de l’appétit  « la Ghréline » et par conséquence une accentuation de la sensation de la faim et l’augmentation de la prise alimentaire. Mentionnons aussi qu’on a tendance à choisir les aliments sucrés et gras à cause de cette « perturbation » hormonale.

Sur le plan comportemental, si on ne dort pas suffisamment, le risque de somnolence durant la journée est augmenté, rendant plus difficile la pratique d’une activité physique et favorisant le grignotage. De plus, le manque de sommeil pourrait allonger le temps disponible pour manger.

Sur le plan métabolique,  des études démontrent qu’un temps de sommeil court ou de mauvaise qualité pourrait aussi perturber le métabolisme du glucose et augmenter le risque de diabète. Cela pourrait également nuire au métabolisme lipidique et favoriser le stockage des graisses.

Ainsi, un cercle vicieux peut se former. En effet, le manque de sommeil favorise le risque d’obésité, susceptible à son tour d’engendrer des troubles respiratoires (notamment le syndrome d’apnée du sommeil ou SAS) qui altère la qualité du sommeil.

 

Recommandations

Le sommeil est un déterminant capital d’une bonne santé physique et psychologique. On préconise  une durée de sommeil de 7 heures pour l’adulte, avec 20 minutes de sieste pendant la journée,  si possible.

Afin de les assurer, il est recommandé d’adopter des horaires réguliers de sommeil et d’éviter les activités trop stimulantes avant de se coucher ainsi que la consommation d’excitants après 17h.

Un dîner trop copieux est à éviter, car il peut gêner l’appareil digestif et perturber le sommeil.

Minimisez l’ingestion d’une grande quantité d’eau et de boissons juste avant de dormir afin de limiter les réveils nocturnes.

Si vous avez des troubles du sommeil suite à un malaise respiratoire ou des insomnies, consultez votre médecin le plus tôt possible.

1Commentaires
  • Magguy
    Posted at 19:05h, 08 octobre Répondre

    Article interessant. En effet , je ne dors que 5 ans mais c’est certainement dû à l âge.

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